Après avoir quitté Carennac, nous nous dirigeons vers la Charente-Maritime pour séjourner sur l'île d'Oléron que nous ne connaissions pas.
Pendant 3 ans, j'ai vécu à Fouras, du coup la région me parle un peu et nous faisons une halte à Brouage où nous allions nous promener parfois. Au Moyen-Age, Brouage était la capitale européenne du sel essentiellement expédié en Flandre et en Allemagne. Le siège de La Rochelle en 1628 fit de Brouage l'arsenal de l'armée royale qui devint un port de guerre fortifié au bord de l'océan Atlantique jusqu'au début du XVIIIe. La fondation de Rochefort lui enleva alors une part de son rôle militaire et Brouage ne résiste plus à l'envasement. La commune est aujourd'hui entourée de marais à l'intérieur des terres.
Le lendemain nous nous dirigeons vers Rochefort et nous passons la porte de son Arsenal
afin d'aller visiter le chantier de reconstruction de la frégate Hermione qui en 1780 permit à La Fayette de traverser l'Atlantique pour rejoindre l'Amérique. Ce grand navire en bois fait plus de 65 m de longueur hors-tout, plus de 11 m de large, possède 25 km de cordage et est doté d'une voilure de 1500 m² répartie en 19 voiles sur 3 mâts (47 m pour le plus haut soit l'équivalent de 16 étages).
Nous passons donc voir la voilerie, ici la voile de misaine de 213 m², 195 œillets cousus main pour un poids total de 300 kg
La forge pour y faire toutes les pièces de forge nécessaires : les ferrures pour renforcer la coque, les chevilles, anneaux, clous, cerclages, manilles...
pendant qu'une famille en costume d'époque vaque à ses occupations sur le quai.
Un peu plus loin nous allons visiter le premier bâtiment industriel de l'Arsenal: la Corderie royale. Cet impressionnant bâtiment a dû être construit sur un savant maillage de bois, une sorte de radeau, permettant au bâtiment de rester à niveau et de ne pas s'enfoncer dans la vase de la Charente qui la borde. Cette manufacture de cordages a fonctionné de 1669 à 1867. On y fabriquait sur 300 mètres les cordages nécessaires pour équiper les bateaux construits dans l'arsenal. C'est la plus longue manufacture d'Europe au XVIIe : 374 m dont on ne voit que la moitié sur cette photo
On peut désormais y découvrir les différentes étapes de la fabrication d'un cordage du XVIIe au XVIIIe depuis la culture du chanvre jusqu'au goudronnage. Puis sont présentées l'évolution des techniques de fabrication ainsi que les fibres végétales et synthétiques désormais utilisés.
Les cordages fabriqués à la corderie étaient employés aussi bien en mer pour le gréement du navire que sur terre pour haler, hisser et attacher.
Un fil de caret est produit à partir de fibres végétales. 6 à 9 fils de caret constituent un toron.
Au centre de la pièce trône une machine à câbler du XIXe. Cette toronneuse peut assurer la torsion de 12 torons pour réaliser un cordage.
Les aussières sont les assemblages de torons les plus répandus à bord des navires du roi et plusieurs aussières elles-mêmes commises ensemble forment des grelins.
Ici, un grelin en coco (4 aussières de 3 torons pour un diamètre de 25 cm sur 15 m)
Les grelins servent au remorquage ou à l'amarrage des navires et, selon leur utilisation, ils portent des noms différents. Pour les ancres, on les appelle des câbles, des grelins de circonférence supérieur (32 à 65 cm).
Ici, la porte en bleu donne une idée de l'échelle pour l'ancre et son câble
L'atelier de matelotage réalisent aussi des travaux pour l'Hermione comme les filets de protections, les estropages des poulies (la ceinturer avec un cordage afin de l'installer sur le navire)...
Puis nous nous baladons dans Rochefort. Cette fontaine du XVIIIe symbolise l'océan et la Charente mêlant leurs eaux sur la place Colbert. Cette place est célèbre pour avoir été le lieu de tournage de nombreuses scènes du film Les Demoiselles de Rochefort.
Beau bâtiment pour les postes, télégraphes, téléphones...
Nous nous dirigeons ensuite vers l'ancienne Ecole de médecine navale et tropicale crée en 1722. Sa bibliothèque comportent 25000 livres
et les collections d'anatomie, de zoologie, de chirurgie et d'histoires naturelles rassemblées dès le XVIIIe à la suite notamment des voyages des officiers de santé sont vraiment incroyables et témoignent de la volonté de percer les mystères du corps humain.
Sur un rond-point trône un avion de lutte anti-sous-marine français le Breguet Alizé rappelant la présence de l'aéronautique navale à Rochefort...
et rappelant la mienne à Fouras-les-Bains où nous faisons un saut pour passer la soirée. La place Carnot devant l'église et son kiosque à musique
a laissé la place à un petit toboggan rouge plus sécurisé. La maternelle a été regroupée avec le primaire et a laissé la place à une halte garderie
Mon ancienne maison qui est toujours une maison de location mais pour les vacances
Le fort Vauban, son enceinte du XVIIe et son donjon du XIIe
La Grande Plage avec la Pointe de la Fumée au fond
Depuis la Pointe de la Fumée, vue sur Fort Boyard au fond, Fort Enet en moins bon état, une cabane typique de pêche au carrelet et l'île d'Aix au soleil couchant
Depuis la Pointe de la Fumée toujours, vue sur Fouras, sa Grande Plage et son fort Vauban appelé aussi le Sémaphore
La nuit tombe désormais et nous nous renseignons vite fait sur internet pour connaître les lieux d'accueil du coin dédiés à la Nuit des Etoiles. Nous allons donc dans le petit village de Saint-Sornin sur le promontoire de la Tour de Broue, loin de la pollution lumineuse... encore que l'île d'Oléron soit bien éclairée...
Nous avons pu ainsi profiter des gros télescopes de quelques amateurs très bien équipés pour voir "de près" Saturne et ses anneaux, Jupiter et ses satellites, une nébuleuse... Le ciel est très dégagé et la Voie Lactée se détache bien : magnifique
Nous profitons pour faire une pause longue avec l'objectif pointé sur l'Etoile Polaire afin de montrer la rotation terrestre par le déplacement relatif des étoiles autour d'elle. Un rêve enfin réalisé et plutôt réussi à mon goût ! Bravo Thomas !
Après cette magnifique nuit, direction La Rochelle et nous profitons du bateau bus du passeur pour entrer par le Vieux Port au pied de la Tour Saint-Nicolas (sur la photo) et de la Tour de la Chaîne.
Nous passons par la Porte de la Grosse-Horloge pour entrer dans La Rochelle et y voir les façades sculptées Renaissance.
La Grand-rue des Merciers où les maisons moyenâgeuses aux pans de bois couverts d'ardoise pour protéger le bois de la pluie et des embruns
alternent avec des demeures Renaissance en pierre, ornée de fantastiques gargouilles sculptées.
Malheureusement (ou heureusement) en restauration, l'Hôtel de ville ne nous dévoilera qu'une petite partie de la richesse de sa décoration.
La Tour de la Lanterne à gauche servait jadis d'amer guidant les navires vers l'entrée du Vieux Port.
Nous quittons La Rochelle pour rendre visite au tout dernier pont transbordeur français. Classé monument historique depuis 1976, c'est un impressionnant ouvrage d'art en fer datant de 1900, long de 176 m et qui surplombe le cours de la Charente de plus de 50 m.
Des cinq ponts de ce type qui furent construits en France par l'ingénieur Ferdinand Arnodin (dont celui de Brest), seul celui-ci a été remis en service en 1994 pour le passage des piétons et des cyclistes.
Nous terminons cette chaude journée par une baignade à marée haute sur l'île d'Oléron où la très belle plage des Saumonards possède une vue imprenable sur Fort Boyard. D'ailleurs la plage appartient à la commune de Boyardville nommée ainsi car on y trouvait les cabanes des ouvriers qui y étaient installées pendant les 50 ans de la construction du Fort sous Napoléon III. Les progrès de l'artillerie, plus rapides que ceux de la construction, le rendirent inutile aussitôt achevé ! En 1871, il devint la prison de bon nombre de communards avant leur jugement et leur déportation vers la Nouvelle-Calédonie. Abandonné ensuite, il connaît une toute autre renommée internationale depuis plus de 20 ans.
Comme le parc zoologique de la Palmyre est l'un des plus renommé d'Europe, nous décidons d'y faire un saut le dernier matin de notre séjour. Les animaux prennent leurs aises sur 14 ha d'une forêt de pins de de chênes.
Les girafes
les loutres
un tigre
une panthère
un panda roux
un lémurien makis catta
un guépard
une maman rhinocéros et son petit
un bison d'Amérique
un singe gibbon (ici une femelle beige, car le mâle est noir) qui se déplace exclusivement de branches en branches en se balançant au bout de leurs très longs bras. Il ne descend quasiment jamais à terre.
les éléphants
un chimpanzé
un gorille
les chauves-souris du Nocturama, grotte artificielle chauffée à 24°C, humide et qui reconstitue la nuit en plein jour afin que le visiteur puisse profiter des mœurs nocturnes de ces roussettes
un crocodile du Nil
des tortues
mais aussi des aras, un ours blanc, des lions, des zèbre et même (moins exotique) des baudets du Poitou !
A bord, tous les cordages sont goudronnés pour les protéger de l'humidité
et pour le folklore, un soldat nous explique les conditions de voyage à bordpendant qu'une famille en costume d'époque vaque à ses occupations sur le quai.
Un peu plus loin nous allons visiter le premier bâtiment industriel de l'Arsenal: la Corderie royale. Cet impressionnant bâtiment a dû être construit sur un savant maillage de bois, une sorte de radeau, permettant au bâtiment de rester à niveau et de ne pas s'enfoncer dans la vase de la Charente qui la borde. Cette manufacture de cordages a fonctionné de 1669 à 1867. On y fabriquait sur 300 mètres les cordages nécessaires pour équiper les bateaux construits dans l'arsenal. C'est la plus longue manufacture d'Europe au XVIIe : 374 m dont on ne voit que la moitié sur cette photo
On peut désormais y découvrir les différentes étapes de la fabrication d'un cordage du XVIIe au XVIIIe depuis la culture du chanvre jusqu'au goudronnage. Puis sont présentées l'évolution des techniques de fabrication ainsi que les fibres végétales et synthétiques désormais utilisés.
Les cordages fabriqués à la corderie étaient employés aussi bien en mer pour le gréement du navire que sur terre pour haler, hisser et attacher.
Un fil de caret est produit à partir de fibres végétales. 6 à 9 fils de caret constituent un toron.
Au centre de la pièce trône une machine à câbler du XIXe. Cette toronneuse peut assurer la torsion de 12 torons pour réaliser un cordage.
Les aussières sont les assemblages de torons les plus répandus à bord des navires du roi et plusieurs aussières elles-mêmes commises ensemble forment des grelins.
Ici, un grelin en coco (4 aussières de 3 torons pour un diamètre de 25 cm sur 15 m)
Les grelins servent au remorquage ou à l'amarrage des navires et, selon leur utilisation, ils portent des noms différents. Pour les ancres, on les appelle des câbles, des grelins de circonférence supérieur (32 à 65 cm).
Ici, la porte en bleu donne une idée de l'échelle pour l'ancre et son câble
L'atelier de matelotage réalisent aussi des travaux pour l'Hermione comme les filets de protections, les estropages des poulies (la ceinturer avec un cordage afin de l'installer sur le navire)...
Beau bâtiment pour les postes, télégraphes, téléphones...
Nous nous dirigeons ensuite vers l'ancienne Ecole de médecine navale et tropicale crée en 1722. Sa bibliothèque comportent 25000 livres
et les collections d'anatomie, de zoologie, de chirurgie et d'histoires naturelles rassemblées dès le XVIIIe à la suite notamment des voyages des officiers de santé sont vraiment incroyables et témoignent de la volonté de percer les mystères du corps humain.
Sur un rond-point trône un avion de lutte anti-sous-marine français le Breguet Alizé rappelant la présence de l'aéronautique navale à Rochefort...
et rappelant la mienne à Fouras-les-Bains où nous faisons un saut pour passer la soirée. La place Carnot devant l'église et son kiosque à musique
a laissé la place à un petit toboggan rouge plus sécurisé. La maternelle a été regroupée avec le primaire et a laissé la place à une halte garderie
Mon ancienne maison qui est toujours une maison de location mais pour les vacances
Le fort Vauban, son enceinte du XVIIe et son donjon du XIIe
La Grande Plage avec la Pointe de la Fumée au fond
Depuis la Pointe de la Fumée, vue sur Fort Boyard au fond, Fort Enet en moins bon état, une cabane typique de pêche au carrelet et l'île d'Aix au soleil couchant
La nuit tombe désormais et nous nous renseignons vite fait sur internet pour connaître les lieux d'accueil du coin dédiés à la Nuit des Etoiles. Nous allons donc dans le petit village de Saint-Sornin sur le promontoire de la Tour de Broue, loin de la pollution lumineuse... encore que l'île d'Oléron soit bien éclairée...
Nous profitons pour faire une pause longue avec l'objectif pointé sur l'Etoile Polaire afin de montrer la rotation terrestre par le déplacement relatif des étoiles autour d'elle. Un rêve enfin réalisé et plutôt réussi à mon goût ! Bravo Thomas !
Après cette magnifique nuit, direction La Rochelle et nous profitons du bateau bus du passeur pour entrer par le Vieux Port au pied de la Tour Saint-Nicolas (sur la photo) et de la Tour de la Chaîne.
Nous passons par la Porte de la Grosse-Horloge pour entrer dans La Rochelle et y voir les façades sculptées Renaissance.
La Grand-rue des Merciers où les maisons moyenâgeuses aux pans de bois couverts d'ardoise pour protéger le bois de la pluie et des embruns
alternent avec des demeures Renaissance en pierre, ornée de fantastiques gargouilles sculptées.
Malheureusement (ou heureusement) en restauration, l'Hôtel de ville ne nous dévoilera qu'une petite partie de la richesse de sa décoration.
La Tour de la Lanterne à gauche servait jadis d'amer guidant les navires vers l'entrée du Vieux Port.
Nous quittons La Rochelle pour rendre visite au tout dernier pont transbordeur français. Classé monument historique depuis 1976, c'est un impressionnant ouvrage d'art en fer datant de 1900, long de 176 m et qui surplombe le cours de la Charente de plus de 50 m.
Des cinq ponts de ce type qui furent construits en France par l'ingénieur Ferdinand Arnodin (dont celui de Brest), seul celui-ci a été remis en service en 1994 pour le passage des piétons et des cyclistes.
Nous terminons cette chaude journée par une baignade à marée haute sur l'île d'Oléron où la très belle plage des Saumonards possède une vue imprenable sur Fort Boyard. D'ailleurs la plage appartient à la commune de Boyardville nommée ainsi car on y trouvait les cabanes des ouvriers qui y étaient installées pendant les 50 ans de la construction du Fort sous Napoléon III. Les progrès de l'artillerie, plus rapides que ceux de la construction, le rendirent inutile aussitôt achevé ! En 1871, il devint la prison de bon nombre de communards avant leur jugement et leur déportation vers la Nouvelle-Calédonie. Abandonné ensuite, il connaît une toute autre renommée internationale depuis plus de 20 ans.
Comme le parc zoologique de la Palmyre est l'un des plus renommé d'Europe, nous décidons d'y faire un saut le dernier matin de notre séjour. Les animaux prennent leurs aises sur 14 ha d'une forêt de pins de de chênes.
Les girafes
les loutres
un tigre
une panthère
un panda roux
un lémurien makis catta
un guépard
une maman rhinocéros et son petit
un bison d'Amérique
un singe gibbon (ici une femelle beige, car le mâle est noir) qui se déplace exclusivement de branches en branches en se balançant au bout de leurs très longs bras. Il ne descend quasiment jamais à terre.
les éléphants
un chimpanzé
un gorille
les chauves-souris du Nocturama, grotte artificielle chauffée à 24°C, humide et qui reconstitue la nuit en plein jour afin que le visiteur puisse profiter des mœurs nocturnes de ces roussettes
un crocodile du Nil
des tortues
mais aussi des aras, un ours blanc, des lions, des zèbre et même (moins exotique) des baudets du Poitou !
Avant de terminer notre séjour, un petit tour de l'île d'Oléron s'impose... Bon, en bons Bretons habitués à la côte très déchiquetée et aux belles falaises abruptes, on est un peu blasé face à tant de "platitude". On abandonne la montée du Phare de Chassiron et on visite son parc alentour définissant les vents et les différents naufrages locaux
L'île est quand même la deuxième plus grande île métropolitaine après la Corse et les pêcheurs ont su tirer profit de ce "plat pays" en inventant une technique de pêche littorale : des écluses à poissons. Construits sur le socle rocheux qui se découvre à marée basse, les murs en pierre sèche des écluses à poissons comportent à leur base des orifices grillagés par où l'eau s'écoule à marée descendante. Lorsque la mer est basse, les pêcheurs viennent capturer poissons et crustacés.
Au sud de l'île nous visitons le Château-d'Oléron ancienne place forte du XVIIe restée inviolée pendant 3 siècles jusqu'aux bombardements de 1945. Ici à marée basse le retrait de l'océan est assez hallucinant
ainsi que la capacité d'envasement du port
C'est aussi ça, la Charente-Maritime ! Les plages sont très belles, mais pas moyen de se baigner... C'est de toute façon le moment de rentrer en Bretagne où Elise profite de la baignade avec sa mamie.
Au fait, m'avez-vous retrouvée sur la photo de classe d'il y a 30 ans ? ;-)

























































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